BRIGHT BRUSSELS

14 & 15/02/2019

Troisième édition du "Bright Brussels - Festival of Light", un an après celle de 2018, qui promettait un bel avenir à ce nouveau festival, à une période plutôt creuse de l'année. Le parcours est quasiment similaire à celui de l'édition précédente, un rien plus grand, se situant aux alentours de la place Marché aux Poissons. Et vu la foule déjà bien présente lors des deux premières soirées le jeudi et le vendredi, on peut dire que l'événement a encore rencontré un très beau succès ! Il va falloir penser à allonger l'itinéraire !

Petit best-of en vidéo pour commencer :

En guise de "porte d'entrée" au festival, en venant de la station de métro Yser, un long couloir bordé de robots de lumières placés dans les arbres. Il ne s'agissait visiblement pas d'une animation "officielle" - ce n'était en tout cas pas renseigné comme tel sur la plan - mais ça aurait très bien pu l'être. Seul petit bémol cependant : le fait d'avoir installé de nombreux foodtrucks sur une bonne partie de l'allée. Leur présence et la pollution lumineuse de leurs enseignes gâchait un peu le ballet des projecteurs.

Quelques mètres plus loin, la "cathédrale de lumière", un tunnel d'une cinquantaine de mètres, composé de milliers de petites Leds formant une gigantesque voûte lumineuse. Il y avait un effet assez étrange lorsqu'on passait au milieu, comme si les lumières clignotaient très légèrement, c'était d'ailleurs un peu déroutant. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que l'installation en soi était assez féérique et remportait un franc succès auprès du public (pas évident de prendre des photos d'ailleurs).

Quelques photos prises en toute fin de soirée, avec beaucoup moins de monde.

Autre animation très réussie visuellement, la meilleure selon moi : une rue dans laquelle étaient dressés plusieurs sortes de totems surmontés de boules à facettes géantes, reflétant une multitude de faisceaux lumineux à 360°, sur les façade, le sol, ou encore dans les arbres. Ca manquait peut-être juste d'une petite ambiance sonore, mais d'un point de vue visuel, c'était très immersif et encore une fois très féérique. Vraiment superbe !

Incontournable dans ce genre de festival, un show de vidéo-mapping, sur la façade de l'église du béguinage. Plus conventionnel par rapport à celui de 2018, mais meilleur dans le sens où il jouait vraiment avec les formes du bâtiment, ce qui reste l'intérêt principal de ce genre de show. Très sympa !

Quelques dizaines de mètres plus loin, face à l'église Sainte-Catherine, un ensemble de colonnes translucides dans lesquelles tourbillonnaient des dizaines de plumes. Une installation assez originale, et encore un aimant à selfies pour de nombreux badauds, au même titre que la cathédrale de lumières.

A l'autre bout de la place, une installation que j'avais déjà pu voir à la Fête des Lumières de Lyon en 2017, composée d'une grande matrice de triangles lumineux, montant et descendant sur des mâts, en formant des sortes de vagues. Très sympa également !

Un poisson géant reconsitué au moyen de cubes lumineux, façon Tetris !

Une petite ruelle à l'ambiance assez étrange, noyée dans la fumée et balayée par des rampes de de petits faisceaux lumineux, le tout dans une ambiance sonore abstraite.

Une installation interactive, composée d'une sorte de grand tapis de lumière, sur lequel étaient projetés des "neurones" lumineux, qui suivaient les déplacements des gens et se connectaient aux autres neurones à proximité. Assez original également, avec en plus le côté interactif et ludique.

Une toile vidéo de 10m, à l'intérieur des halles Saint-Géry, pas réellement intéressante de par son côté assez statique, sans parler du brouhaha et de la luminosité du lieu. L'architecture intérieure du bâtiment se prêterait très bien à une installation de plus grande envergure, pour peu que les bars situés au rez-de-chaussée soient fermés (ou du moins éclairés avec une lumière tamisée).

Une installation assez basique, composée d'une grande toile blanche faisant office d'écran, permettant aux visiteurs de devenirs acteurs en jouant sur le principe des ombres chinoises. L'intérêt était assez limité, d'autant plus que la soirée touchait déjà à sa fin et qu'il ne restait plus grand monde dans les rues.

Et on termine avec une installation composée de plusieurs tubes lumineux disposés en cercle, qui s'éclairaient selon le rythme cardiaque des visiteurs, en plaçant son doigt dans un capteur. J'ai toujours quelques doutes sur l'aspect réellement interactif de ce genre d'installation (y-a-t-il vraiment un lien entre les pulsations et les effets lumineux, ou bien y-a-t-il des séquences pré-programmées ?), mais en tout cas visuellement, c'était assez sympa.