NIGHT OF THE PROG FESTIVAL

Loreley, Sankt Goarshausen - 09/07/2011

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Petit retour dans le passé, au 9 septembre 2010 : Mike Portnoy annonce qu’il quitte Dream Theater… Un gros coup dur pour beaucoup de fans, j’ai cru que le groupe ne s’en remettrait pas. Quelques mois plus tard, on apprendra (même s’il n’y avait plus beaucoup de suspense sur la fin) que le successeur de mon batteur préféré sera Mike… Mangini ! Et exactement 10 mois après le départ officiel de Mike (Portnoy pour ceux qui n’auraient pas suivi), me voilà en Allemagne, pour mon 22° concert de Dream Theater :-)

On avait initialement prévu d’aller les voir au Sonisphère à Amnéville la veille, ce qui n’a finalement pas pu se faire car on avait concert avec la Compagnie. On s’est donc rabattu sur Loreley en Allemagne, dans le cadre du Night of the Prog Festival. Un petit festival que je ne connaissais absolument pas avant et c’est bien dommage car c’était déjà la 6° édition, et leurs affiches rassemblent les plus grands noms de la scène prog ! Et en plus de cela, le festival se déroule dans un cadre assez exceptionnel ! On connaissait déjà l’amphithéâtre de Gelsenkirchen, on a trouvé encore mieux : le Freilichtbühne Loreley ! Pour être précis, la ville ne s'appelle pas Loreley, mais Sankt Goarshausen. Loreley n'est qu'un lieu-dit (c'est le nom d'un gros rocher au sommet duquel se trouve l'amphithéâtre). Voilà comme ça vous savez tout !

Après une nuit relativement courte suite au concert de la Compagnie qui s’est fini aux petites heures, on the road again, c’est parti pour 3h30 de route (youpiiiiie). Vive les pentes à 14% pour descendre dans la vallée, y a intérêt à avoir des bons freins ! On arrive face au Rhin, qu’il faut encore traverser en ferry pour rejoindre l’amphithéâtre sur la colline d’en face. Cool, ça fait vacances, l’endroit est joli, il fait beau, on est dans les temps, on va voir DT, on a des bières, la belle vie quoi !

Quelques minutes plus tard nous voilà sur le site. En se dirigeant vers l’entrée, on entend l’intro de Vanden Plas. On gravit les quelques marches et on se retrouve au sommet de l’amphithéâtre, pile poil lorsque le groupe entre en scène et joue sa première note. Alors si ça c’est pas du timing ! Nico-le-gentil-organisateur a encore frappé ! Cool, je pourrais presque me re-convertir en tour-opérateur (en plus de Maître-chocolatier évidemment).

Initialement c'était le groupe Moon Safari qui était prévu. Ils ont du annuler en dernière minute, et c'est Vanden Plas qui les a remplacé. Beaucoup de nouveaux morceaux issus des 2 derniers albums, que j'ai un peu zappé (voire complètement pour le dernier), ce qui fait que j'étais un peu moins dans l'ambiance que lors de leurs précédents concerts auxquels j'avais assisté ces derniers mois. Le soleil de plomb n'aidant pas à se défouler non plus.

On remonte au sommet de l'amphithéâtre histoire de boire quelques bières et manger un peu. Quand je vous disais que le site est magnifique :

On assiste de loin au concet de RPWL. Un grand nom du prog, auquel je n'avais jamais prêté attention. Bon, on était un peu crevés, on avait soif, on était bien dans l'herbe sous les arbres au-dessus du site, ce qui fait qu'on a un peu écouté d'une demi-oreille. Néanmoins, il y a quand même plusieurs moments où ça a attiré mon attention. A ré-écouter chez soi.

Loreley-plage !!! C'est de là qu'on écoute également le concert de IQ, un autre grand nom du prog. Tout comme RPWL, on a écouté ça de loin, sans trop se prendre la tête, en écoutant tranquillement, couchés dans l'herbe. On aurait pu aller découvrir ça de plus près, d'autant qu'il y avait de très bons trucs également, mais on était un peu fades suite au concert de la veille. On a passé un très bon moment comme ça !

Un peu avant 20h, plus que quelques minutes avant le grand moment de la journée ! On redescend vers la scène sans trop de soucis (c'est cool les festivals comme ça sur un site pareil avec seulement 3000 personnes environ !!).

La batterie de Mangini entre en scène. Première différence avec les précédents concerts : elle n'est pas couverte d'un grand drap noir ! Je l'avais déjà vue en photo, mais je dois dire qu'elle paraît encore plus grosse une fois qu'on la voit devant soi. Un vrai monstre, 4 grosses caisses, rack double étage à 360°, cymbales et octobans suspendus, c'est pas une batterie de tapette ! Un seul truc que je n'aime pas : les fûts couleur argent, ce qui fait qu'on ne les distingue pas bien du hardware (oui je chipote...)

Les minutes passent, et visiblement, il y a un gros problème de son avec une des grosses caisses, qui sature à mort. DT entre en scène avec un bon 20 minutes de retard (James s'en excusera durant le concert).

La grosse interrogation du jour : comment allais-je réagir en découvrant le "nouveau" DT, sans Portnoy ? Au début, lorsque tout cette histoire a commencé, je me disais que ce ne serait plus jamais pareil, et je me demandais sérieusement si j'arriverais encore à m'éclater autant, sachant que mon batteur préféré, celui qui m'a clairement le plus influencé, ne serait plus là. Avec le temps, ça a changé, et plus le temps passait, plus j'étais impatient de découvrir Mangini sur scène, le voir jouer dans mon groupe préféré.

Alors c'est sûr que ça fait quand même très bizarre de ne plus voir Portnoy derrière les fûts. Petit pincement au coeur tout de même, et beaucoup de nostalgie. Portnoy était LE showman du groupe, souvent à faire le pitre derrière sa batterie, il était à fond dedans, connaissait très bien les morceaux (forcément puisque c'était entre autres lui qui les composait) et se permettait souvent des petites fantaisies en changeant un peu ses parties et en rajoutant des petits breaks par-ci par-là.

Fini les lancers de baguettes, fini les "Eat my ass & balls", fini les moments où Mike pointaint sa baguette vers moi, avec cette impression qu'il me reconnaissait de concert en concert (peu probable même si je l'ai vu plus de 20x, alors que lui a du voir des dizaines de milliers de personnes, mais bon, c'est toujours l'impression que ça me faisait).

Cela dit, j'avais confiance en Mangini, c'est d'ailleurs le premier auquel j'avais pensé (et pas que moi d'ailleurs) au moment où le groupe a envisagé de remplacer Mike. Techniquement parlant, y a pas photo, il est sans doute 10x meilleur que Portnoy. La seule grosse différence est qu'on sent bien qu'il n'est qu'un simple exécutant du moins pour l'instant. Il a rejoué les parties studios de Mike quasiment à l'identique, certes de façon très pro, mais il n'y avait pas cette spontanéité qu'avait Portnoy.

Bon, cela dit ce n'est pas un reproche, car étant donné que c'était seulement son 5° concert, la pression devait être vraiment énorme pour lui. J'espère qu'avec le temps, sur les prochaines tournées (car à mon avis on n'est pas prêts de revoir Portnoy de sitôt, voire peut-être jamais), il se lâchera plus, il en est clairement capable. Néanmoins, ce ne sera jamais plus comme avant. Personne aussi doué soit-il, ne peut remplacer un type qui a fondé un groupe, s'est investi à fond dedans et a tissé des liens avec ses fans durant plus de 20 ans...

Bon allez, trève de lamentations, place au concert ! Sans surprise par rapport aux 4 dates précédentes de la tournée, on a eu droit à la même set-list, qui a quand même été très probablement amputée de Learning To Live à cause du retard pris durant les soundchecks (snif....). Un morceau de chaque album (excepté ACOS), une bonne façon de faire découvrir le petit nouveau au public en passant en revue toute la discographie du groupe.

Le concert commence avec Under A Glass Moon. James est visiblement en forme, contrairement au premier concert de la tournée. Je n'ai pas spécialement remarqué de gros pains venant de sa part durant tout le concert. Mangini reproduit fidèlement les parties de Portnoy, avec une légère variante sur le refrain, où il était en blast sur la ride. C'est là qu'on voit clairement la différence au niveau technique/rapidité, Portnoy n'aurait jamais su faire ça.

Le groupe enchaîne avec Therse Walls, puis Forsaken. Bizarre de mettre ces deux titres aussi tôt dans la setlist, d'autant plus que ce ne sont pas les meilleurs chansons, sans être les moins bonnes non plus. Je parle surtout pour Forsaken, même si je me suis encore bien égosillé la voix durant les refrains... These Walls est relativement calme, mais sympa quand même, surtout la fin.

Endless Sacrifice ensuite, déjà vue de nombreuses fois en live, mais toujours aussi efficace en live, je me suis bien éclaté dessus.

Cela faisait des années que ça n'était plus arrivé, mais il fallait bien introduire le nouveau Mike. On a donc eu droit à un Drum solo. Absolument rien à voir avec ce que faisait Portnoy, on se rapprochait par moments plus de ce que fait Bozzio. Encore une fois, techniquement, rien à dire, on n'a vraiment pas perdu au change, loin de là. Les petits roulements de caisse claire à une main, et les patterns en croisés à une vitesse de malade à la fin, ça le fait !

Une grande première pour Juju et moi, alors qu'on les avait déjà vu quand même 21 fois en concert : Ytse Jam. On en avait eu des bouts dans l'intrumedley en 2002, mais jamais le morceau entier. Voilà qui est fait, et ça nous a rappelé de bons souvenirs du passé. Qui plus est ça faisait bien longtemps que je n'avais plus écouté ce morceau, ça m'a fait bien plaisir de l'entendre !

De When Dream and Day Unite, on passe à Falling Into Infinity, avec Peruvian Skies, sur laquelle je me suis aussi bien éclaté pendant la 2° partie.

Une chanson qu'on n'a pas vu souvent en live : The Great Debate. Un pavé de 14 minutes, rien à redire, ce morceau est magnifique !

On passe à la petite nouvelle dévoilée seulement quelques jours plus tôt sur le net, et qui fera partie du nouvel album à paraître : On the Back of Angels (sur le cul des anges, comme le dirait si bien Benja lol). J'adore vraiment l'intro de ce morceau. Pour le reste, un peu la même impression qu'en écoutant la version album : c'est sympa, c'est du DT, mais rien de révolutionnaire non plus.

On revient quelques années en arrière avec Caught in a Web, suivie de l'enchaînement Through My Words et Fatal Tragedy. Bonheur de revoir cette chanson en live, même si ça fait bizarre de voir James chanter les quelques backing vocals que Portnoy avait l'habitude de faire.

Et voilà qu'à la fin de Fatal Tragedy, qui termine de façon très brutale en plus, James nous balance un "Thank you goodbye !", et les voilà qui s'en vont !!! Il est plus que probable qu'ils aient du raboté leur show à cause du retard pris au début. Mais bon, terminer sur Fatal Tragedy, ça fait quand même très bizarre. Au vu des précédentes setlists, on aurait je suppose du avoir The Count of Tuscany, et Leaning to Live en rappel. On devra malheureusement se contenter uniquement de The Count of Tuscany. Bon allez, on va pas se plaindre, terminer par un gros épic de 20 minutes, c'est toujours bien !

Suite et fin des commentaires, après les photos !

2h ont passé et c'est déjà la fin. J'aurais cru que ça avait duré un peu moins mais apparemment non. En tout cas s'est passé super vite, beaucoup trop vite ! D'un point de vue purement musical, la prestation était irréprochable certes, mais ils se sont contentés de rejouer les morceaux exactement comme les versions albums, alors que d'habitude en live, on avait souvent droit à des petites variantes. Enfin, je comprend tout à fait ce choix vu la situation, ça devait déjà être un beau challenge comme ça, autant pour Mangini que pour le reste du groupe. J'espère que Mangini se lachera un peu plus avec le temps ! Toujours est-il qu'on a passé un super bon moment, et je me suis bien éclaté une fois de plus !

Côté ambiance du public, ce n'était pas la meilleure, mais pas la moins bonne non plus. En revanche, le site était exceptionnel, probablement un des meilleurs concerts d'un point de vue "confort", semblable à Gelsenkirchen en 2009 ou Clermond-Ferrand en 2007. On n'était pas au premier rang, mais quand même relativement proches, on avait de la place, et le fait d'avoir un dénivellé permet à tout le monde de bien voir la scène. Avec le beau temps qui était de la partie, c'était vraiment un endroit de rêve pour un concert.

Et dire qu'on avait failli aller au Sonisphère, entassés dans une foule de 40000 personnes sur un parking en bitume... Ben franchement, je ne regrette vraiment pas !!! Si tous les concerts pouvaient se dérouler dans les mêmes conditions, ce serait trop classe ! Tsss, et dire qu'on a le théâtre de Verdure à Namur, qui est un peu plus petit mais semblable, et où il ne se passe quasiment jamais rien...

Concert de DT terminé, on remonte histoire de nous remettre de nos émotions, et boire une dernière bière en ayant de grandes discussions philosophiques sur DT (du style : que ce serait-il apssé s'ils avaient sorti tous leurs albums dans le sens inverse, est-ce que les fans crieraient toujours au génie si I&W ou Awake était sorti maintenant ? etc, etc...)

On écoute 2-3 morceaus d'Anathema, de loin, puis on décide de reprendre la route (ben oui parce que mine de rien, je dois encore me taper 3h30 de voiture, sachant que j'ai déjà pas beaucoup dormi la nuit d'avant...). En tout cas, très chouette festival, dans un super endroit, je reviendrai très volontiers !

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